Conseil municipal d’installation : le groupe Demain Angers dénonce un « recul démocratique » et s’affirme comme opposition structurante
- AESangers

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Lors du conseil municipal d’installation du 27 mars 2026, le groupe Demain Angers a reconnu la victoire de la majorité tout en affirmant son rôle d’opposition constructive et vigilante.
Au nom du groupe, Kardiatou Ba a proposé la candidature de Romain Laveau à la fonction de maire, affirmant « une alternative fondée sur la justice sociale, l’écologie et la démocratie ».
Dans son intervention, Romain Laveau a salué le travail des agents mobilisés pour les élections et remercié les 18 478 électeurs ayant soutenu sa liste. Il a rappelé la ligne de son groupe : « porter avec conviction la justice sociale, le progrès démocratique et la transition écologique ».Reconnaissant la victoire de la majorité, il a toutefois insisté : « nous serons une opposition incisive, constructive et vigilante. Ce contre-pouvoir est essentiel à la vitalité démocratique ».Il a également alerté sur l’abstention, qui a dépassé 50 %, y voyant « le signe d’un lien démocratique fragilisé qu’il faut reconstruire ».Mais il a surtout dénoncé « un non-sens démocratique » dans la réduction des moyens de l’opposition : « ce que vous n’avez pas fait dans les urnes, vous le faites aujourd’hui par règlement ».Il a enfin réaffirmé la vigilance de son groupe sur plusieurs sujets : logement, transports, dette ou lutte contre les discriminations.
Sur le règlement intérieur, Silvia Camara-Tombini a dénoncé une décision « en contradiction totale avec 30 ans de pratiques démocratiques à Angers ». Citant les propos tenus par le maire en 2020, elle a pointé une incohérence : « vous expliquiez vous-même que priver l’opposition de moyens affaiblit la démocratie ».Elle a également critiqué la méthode : « annoncer à des collaborateurs la réduction drastique de leur temps de travail, sans considération pour les conséquences humaines, interroge profondément sur votre conception du dialogue social ».Elle a appelé l’ensemble des élus à « faire preuve de responsabilité » pour préserver « la qualité du débat démocratique ».
Léa Vernerey a, pour sa part, défendu une série d’amendements visant à « renforcer la participation citoyenne, la transparence et le pluralisme ».Elle a notamment proposé la création d’un droit d’interpellation citoyenne, estimant que « dans un contexte d’abstention élevée, il est urgent de redonner du pouvoir aux habitants ».Elle a également insisté sur l’accessibilité des débats (« une exigence démocratique ») et sur la nécessité de « garantir des conditions de travail dignes pour tous les élus afin d’assurer un débat de qualité ».
Sur les indemnités, Rachel Capron a dénoncé « un signal très négatif envoyé aux habitants », rappelant que « 21 % des Angevins vivent sous le seuil de pauvreté ».Si elle reconnaît la légitimité des indemnités, elle juge leur augmentation « malvenue dans une ville déjà fortement endettée » et estime qu’elle « alimente la défiance envers les élus ».
Enfin, sur les moyens humains du groupe Rachel Capron a de nouveau pointé un déséquilibre : « vous prévoyez des moyens conséquents pour la majorité, mais vous réduisez ceux de l’opposition qui représente pourtant 41 % des électeurs ».Elle a rappelé que « respecter la minorité, c’est respecter les citoyens qu’elle représente ».
Sur les frais de représentation, Noam Leandri a appelé le maire à « joindre le geste à la parole », après ses déclarations nationales sur la rigueur budgétaire. Il a dénoncé une incohérence : « on ne peut pas appeler à la sobriété et augmenter dans le même temps les dépenses liées aux fonctions exécutives ».Il a plaidé pour « davantage d’éthique et de transparence » et annoncé une vigilance constante sur ces questions.
À travers ces interventions, le groupe Demain Angers affirme sa volonté de « faire vivre un contre-pouvoir exigeant », tout en proposant des mesures concrètes pour « revitaliser la démocratie locale » dans un contexte marqué par une forte abstention et une défiance croissante envers les institutions.
Notre réponse face aux attaques du maire :
Allons-nous devoir subir de la part du maire d’Angers durant 7 ans des attaques personnelles dont il a coutume ? Nous sommes “le carburant de la haine” parce que nous dénonçons des propos ou des caricatures à caractère sexiste ou raciste ? Le “carburant de la haine” n’est-ce pas mettre en valeur des candidats qui la diffusent ? Quelle est l’idée véhiculée derrière la “chemise repassée” ? Ces attaques personnelles sont non seulement contraires au règlement intérieur du conseil municipal mais en plus indignes d’un débat démocratique sain car contradictoire. Quand on n’a plus d’arguments, on s’attaque à ceux qui les portent. Faute de répondre sur le fond, Christophe Béchu a l’art de détourner le débat sur la forme. Nous ne nous laisserons pas abuser par ses procédés rhétoriques. Nous ne laisserons rien passer !


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