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Conseil Municipal : Proposition d'un abri pour les livreur-se-s

Dernière mise à jour : 29 janv. 2021



À 18h00, lorsqu’entre en vigueur le couvre-feu, il n’y a (presque) plus qu’eux.elles dans nos rues, se dépêchant d’effectuer une livraison ou surveillant leurs téléphones en attendant la commande. Ce sont les travailleur.se.s des plateformes, qui permettent aux restaurateurs.trices de maintenir un semblant d’activité et à nos concitoyen.ne.s d’être livré.e.s malgré les restrictions sanitaires.


Ces livreurs et livreuses qui n’ont d’indépendant que le nom se voient en réalité imposer unilatéralement leurs conditions de travail par les opérateurs puisque « le lien de subordination est caractérisé par l’exécution d’un travail sous l’autorité d’un employeur qui a le pouvoir de donner des ordres et des directives, d’en contrôler l’exécution et de sanctionner les manquements de son subordonné » (Cour de cassation, 4 mars 2020, « Uber »).


Il s’agit bien pour le donneur d’ordre d’échapper à tous les devoirs de l’employeur : rémunération, durée de travail, cotisation sociale, mais également protection de la santé et de la sécurité des employé.e.s. D’ailleurs, pas besoin de locaux, ces travailleur.se.s attendront leurs commandes dans la rue !


Car ces salarié.e.s déguisé.e.s sous le statut de « micro-entrepreneurs » sont en général des jeunes et des précaires, exclus d’un marché de l’emploi sous tension avant même la crise que nous traversons. Ils et elles n’ont, plus que jamais, d’autre choix que d’accepter les conditions indignes qui leur sont imposées à moindre coût par des entreprises dont la plus grande partie des profits échappent aussi à l’impôt.


Au-delà de la nécessité pour les pouvoirs publics de faire respecter le droit du travail existant et de légiférer pour une meilleure protection des travailleur.euse.s de plateformes, nous sommes aujourd’hui face à une urgence.


La crise sanitaire et l’hiver rendent les conditions de travail de ces livreur.se.s encore plus inacceptables puisqu’ils.elles n’ont plus accès à aucun lieu pour se mettre quelques minutes au chaud, à l’abri de la pluie, se désaltérer ou manger ...


C’est pour répondre à cette urgence et à l’injustice vécue par ces jeunes en situation de précarité que nous proposons la création d’un espace dédié, au moins pendant la période de crise sanitaire.


Ce lieu d’accueil pourrait ainsi offrir non seulement des conditions sanitaires acceptables mais également un espace de prévention et de sensibilisation en matière de sécurité routière, la mise à disposition d’un atelier de réparation et des permanences juridiques afin de les aider à faire respecter leurs droits face aux plateformes.


Arash SAEIDI




 
 
 

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