Sincérité budgétaire, services publics et trajectoire climatique - synthèse du CM du 26/01/26
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Dernière mise à jour : il y a 23 heures
Conseil municipal d’Angers - 26 janvier 2026 - Synthèse des interventions du groupe Demain Angers
À l’occasion du conseil municipal du 26 janvier 2026, les élu.e.s du groupe Demain Angers ont multiplié les alertes sur la trajectoire climatique de la Ville, la sincérité budgétaire, la fragilisation des services publics et le manque de transparence dans plusieurs dossiers.
Climat : une trajectoire hors de contrôle
Sur le rapport annuel de développement durable, Yves Aurégan a mis en cause l’échec de la stratégie climatique municipale.
Alors que la Ville s’était engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 60 % d’ici 2030, la baisse constatée n’était que de 34 % en 2024, avec un rythme moyen de -1,2 % par an, très loin des -5 % annuels nécessaires.
« Pour atteindre l’objectif, il faudrait désormais réduire de plus de 8 % par an : c’est totalement irréaliste », a-t-il déclaré, demandant si cet échec relève d’un manque d’action ou d’un objectif jamais crédible.
Budget 2026 : un PPI gonflé tardivement et une dette qui explose
Sur le débat d’orientation budgétaire, Elsa Richard a dénoncé un plan pluriannuel d’investissements (PPI) « construit à l’aveugle ».
Le PPI 2026-2028 atteint 184,2 M€, soit 40 M€ de plus que prévu l’an dernier. Pour la seule année 2027, l’écart est de 15 M€.
« Ce n’est pas une trajectoire maîtrisée, c’est une accumulation tardive de projets mal anticipés ».
Elle a aussi alerté sur la dette municipale, passée de 84 M€ en 2014 à plus de 172 M€ en 2026, soit une multiplication par plus de 2, et sur la compression des effectifs municipaux : près de 90 postes supprimés depuis 2018.
« Moins d’agents, plus de prestataires : c’est un choix politique masqué derrière des contraintes budgétaires ».
Égalité femmes-hommes : un bilan sans boussole ni budget
Silvia Camara-Tombini a pointé un bilan égalité femmes-hommes 2025 « hors-sol », incapable d’orienter le budget 2026 comme l’exige pourtant la loi.
« On liste des actions, mais on ne mesure aucun résultat : pas d’indicateurs, pas de trajectoire, pas de budget genré ».
Elle a rappelé qu’à la fin de la feuille de route 2021-2026, il est toujours impossible de savoir si Angers est réellement devenue plus égalitaire.
Culture : vigilance sur l’identité et le nom du “Chabada”
Sur la future Scène de musiques actuelles (SMAC), Rachel Capron a salué l’avancée du projet tout en alertant sur une possible perte d’identité.
« Le Chabada n’est pas qu’un bâtiment, c’est un patrimoine immatériel et affectif. Changer son nom serait une erreur ».
Musée des féminismes : un soutien tardif mais nécessaire
Toujours sur les questions culturelles, Silvia Camara-Tombini a salué la création du Musée des féminismes :
« Mieux vaut tard que jamais. Ces archives exceptionnelles méritent enfin d’être visibles et partagées. »
Elle rappelle l'importance de faire vivre les recherches et les combats actuels pour que les droits des femmes soient respectés, en citant Gisèle Halimi :
« Les droits des femmes ne sont jamais acquis. Il faudra rester vigilantes toute notre vie. »
Cette phrase résume à elle seule l’enjeu d’un tel musée : préserver la mémoire des luttes pour mieux éclairer le présent et préparer l’avenir.
Mécénat Cultura dans les écoles : un vote contre pour manque de garanties
Sur la convention de mécénat avec Cultura pour les bibliothèques scolaires, Rachel Capron a justifié le vote contre du groupe.
Elle a dénoncé un flou juridique, l’absence de charte éthique annexée, l’introduction non débattue d’un mécénat de compétences et une extension massive du périmètre d’intervention de l’entreprise privée.
« Ce n’est pas à une entreprise de fixer les règles du service public. Il en va de la neutralité et du respect de l’argent public ».
Décharges sauvages : l’exaspération face à l’inaction
Sur la question des déchets, Anthony Guidault a une nouvelle fois interpellé la majorité sur le site de la Tournerie, qui demeure une décharge à ciel ouvert.
« Une centaine de pneus, des pare-chocs, des panneaux de signalisation, de l’huile déversée… Hallucinant. Soit on laisse faire, soit on se moque de nous ».
Enfin, le groupe Demain Angers s’est abstenu sur la création du centre d’hypervision.
À travers ces interventions, le groupe Demain Angers a rappelé sa vision :
Pour une transition écologique crédible, mesurée et socialement juste,
Pour une gestion budgétaire sincère et anticipée,
Pour des services publics renforcés,
Pour des politiques d’égalité évaluables et financées,
Pour une vigilance démocratique face à la privatisation rampante des politiques publiques.
les interventions in extenso (seul le prononcé fait foi)
Débat d’orientation budgétaire 2026
Intervention Elsa Richard
Monsieur le Maire, chers collègues,
Un débat d’orientation budgétaire doit permettre de comprendre une trajectoire financière, les contraintes et surtout les choix politiques qui seront entérinés lors du vote du budget, le mois prochain. À la lecture du ROB 2026 et de la PPI 2026-2028, trois points majeurs appellent clarification.
Premier point : la trajectoire d’investissement.
Le PPI 2026-2028 affiche 184,2 millions d’euros d’investissements. C’est 40 millions de plus que ce qui était prévu dans le PPI 2025-2027. Ce n’est pas un ajustement marginal. C’est un écart majeur.
On voit apparaître ou s’alourdir des opérations significatives :
- 3,8 M€ pour les Fours à Chaux,
- 3,8 M€ pour des locaux et réserves culturelles,
- 2,2 M€ pour une maison de quartier,
- 2 M€ pour un contentieux à la Baumette,
- 1,5 M€ pour une piscine, une crèche, une piste d’athlétisme,
- sans compter les terrains synthétiques, le stationnement, l’acquisition de foncier.
Le chiffre clé est celui de 2027 : 53,4 M€ annoncés l’an dernier, 68 M€ aujourd’hui, soit 15 M€ d’écart. Ces écarts ne peuvent pas être expliqués par des projets déjà connus comme la médiathèque Toussaint ou la SMAC. En revanche, des lignes nouvelles apparaissent, comme Rives vivantes par exemple : 5,6 M€ en 2027, 4 M€ en 2028.
Pourquoi ces investissements n’ont-ils pas été prévus plus tôt ? Cette méthode pose un problème de sincérité budgétaire, d’autant plus que la dette a + que doublé en 12 ans, depuis vos 2 mandats : elle est passée de 84 M€ en 2014 à plus de 172 M€ en 2026. Vous affichez un léger désendettement de 2,3 M€, mais ce sont surtout les marges du prochain mandat qui sont entamées.
Deuxième point : le fonctionnement, et en particulier les moyens humains.
Les dépenses de personnel augmentent de +0,8 %, soit +1 M€, alors que ce chiffre inclut pourtant les 3 points supplémentaires de cotisations retraites et les revalorisations obligatoires. Cette équation ne tient que par une baisse des effectifs.
Le rapport RH annexé est explicite :
- baisse nette des effectifs,
- départs à la retraite non remplacés,
- gels de postes,
- recul des emplois permanents, notamment techniques.
Depuis 2018, ce sont près de 90 ETP de fonctionnaires en moins, tandis que le recours aux contractuels augmente. Entre 2023 et 2024, la baisse est directement liée aux vacances de postes et à un moindre remplacement des absences pour raisons de santé.
Ce n’est pas une simple recherche d’efficience comme vous le mentionnez dans le ROB. C’est une compression durable des moyens humains. Et alors que 27 % des effectifs partiront à la retraite dans les dix prochaines années, jusqu’à 47 % dans certains cadres essentiels. Or, aucune trajectoire de remplacement n’est clairement assumée et explicitée. Dans le même temps, les autres dépenses de fonctionnement augmentent et le recours aux prestataires externes progresse. Moins d’agents, plus de prestataires : est-ce bien cela votre orientation ?
Troisième point : la contrainte budgétaire.
Vous invoquez un budget contraint. Mais un budget n’est jamais contraint uniquement par les dépenses, il l’est aussi par les choix faits sur les recettes.
Et vous le savez, le budget de notre ville dépend en partie du budget de l’Etat.
Or, Au niveau national, les propositions visant à mieux répartir l’effort fiscal, à dégager des ressources pour les services publics locaux sont systématiquement refusées par votre famille politique. Aussi, j’aimerais vous demander comment expliquer cette contradiction : comment pouvez-vous dire ici qu’il faut faire plus avec moins, tout en refusant, au national, d’ouvrir la question des recettes ? Les conséquences sont très concrètes à Angers : sur les effectifs, les conditions de travail et la qualité du service public, que ce soit à l'hôpital, à l'université ou au sein des services municipaux.
Vous nous présentez donc un budget fondé sur une hausse tardive des investissements, une baisse des effectifs, et une contrainte que vous présentez comme inévitable. Le ROB et la PPI sont des outils de lisibilité, de responsabilité et de sincérité budgétaire. Aussi nous vous remercions de répondre, avec respect, sur ces questionnements légitimes de nombreuses Angevines et de nombreux Angevins.
Je vous remercie.
Bilan annuel égalité entre les femmes et les hommes - bilan 2024
Intervention Silvia Camara-Tombini
Monsieur le Maire, cher·e·s collègues,
Je souhaite revenir sur un élément obligatoire préalable au débat d’orientation budgétaire : le rapport sur l’égalité entre les femmes et les hommes.
Ce rapport est censé éclairer nos choix budgétaires et fixer des orientations pluriannuelles, comme le prévoit le décret du 24 juin 2015.
Or, le document présenté ne remplit pas cette fonction.
D’abord parce qu’il porte sur l’année 2025, alors que nous débattons du budget 2026. Il ne peut donc ni orienter nos arbitrages, ni proposer une trajectoire pluriannuelle.
Ensuite, sur le fond, ce rapport ne permet pas de savoir si la situation des femmes à Angers s’améliore réellement.
Il liste des actions, mais sans indicateurs de résultats, sans comparaison dans le temps, sans mesure d’impact.
Pourtant, nous avons adopté une feuille de route Égalité femmes-hommes 2021-2026 avec des objectifs clairs : lutte contre les violences sexistes, égalité professionnelle, accès aux droits, égalité dans l’espace public.
Sur les violences sexistes, par exemple, vous évoquez des actions et des formations, mais sans données clés : combien de femmes accompagnées, quels sont les délais de prise en charge, évolution des signalements, saturation ou non des dispositifs ?
Sans ces éléments, on ne peut pas piloter une politique publique.
Autre angle mort majeur : le budget. Il n’y a aucune ventilation financière des actions égalité femmes-hommes, aucun budget genré, aucune hiérarchisation des priorités.
Cette politique reste donc non arbitrable et impossible à évaluer sérieusement.
Enfin, ce bilan ne dit rien des inégalités sociales et territoriales : pas de données par quartier, pas d’analyse croisée genre/précarité/handicap, aucun ciblage des femmes les plus éloignées des dispositifs.
En conclusion, ce bilan 2025 ne remplit pas sa raison d’être.
Il décrit des actions, mais n’évalue pas des résultats. Il ne rend pas de comptes.
Nous sommes en 2026, à la fin de la feuille de route 2021-2026, et aujourd’hui il nous est difficile de dire si Angers est plus égalitaire qu’en 2021.
3/ Scène de musiques actuelles (SMAC) - Validation de l'avant projet définitif et de l'estimation des travaux
Intervention Rachel Capron
Merci pour la présentation de ce projet. Nous nous réjouissons des perspectives nouvelles qu’offrira ce lieu à notre SMAC, même si j’utiliserai une formule que j’ai déjà employée il y a peu, sur un autre sujet : « Mieux vaut tard (et même très tard !) que jamais ».
La présentation de ce soir me donne l’occasion d’attirer votre attention sur une rumeur qui circule depuis plusieurs années : le nouveau bâtiment serait l’occasion d’un changement de nom. Nombreux sont ceux qui s’en inquiètent et qui s’en sont confiés à nous. Que le projet du Chabada soit renouvelé et que son déménagement s’accompagne d’un nouveau souffle, cela s’entend, évidemment. Mais ce qui fait l’ADN du Chabada doit subsister : il s’agit d’un projet né de la volonté d’un groupe d’habitants passionnés de musique, qui ont su se structurer en fondant l’association ADRAMA, et convaincre les élus de l’époque de la nécessité de ce lieu. En 1994, la naissance du Chabada a donc été un modèle de démocratie culturelle efficace : à l’époque, la ville était précurseur, en accompagnant des « militants bâtisseurs ».
Le nom, le Chabada, né de cette dynamique, fait référence en France : il serait regrettable d’en changer et d’avoir à renoncer à la renommée qu’il apporte à notre ville et à l’histoire de sa politique culturelle. Le Chabada constitue également un patrimoine immatériel et affectif des Angevines et des Angevins, qui rayonne bien au-delà de notre ville. Des milliers d’histoires s’y sont écrites : des premières scènes, des rencontres, des vocations, des souvenirs partagés. On y a vu grandir des artistes, des groupes, mais aussi des publics, parfois des familles entières, qui ont partagé cet attachement depuis plus de 30 ans. Le Chabada n’est pas qu’un lieu : c’est un repère commun qui nous appartient à toutes et à tous, indéfectiblement associé à ce nom : Le Chabada. Protégeons-le.
5/ Musée des féminismes
Intervention Silvia Camara-Tombini
Nous nous associons bien évidemment à ce soutien que nous appelions de nos vœux. Ce musée des féminismes, un lieu dédié à la mémoire des luttes pour les droits des femmes, à l’éducation citoyenne, et à la transmission des valeurs d’égalité et de liberté permettra de mettre en lumière les combats historiques et contemporains des femmes.
Nous sommes comme eux convaincus de la nécessité d'offrir à la vue de toutes et tous ces archives incroyables qui sont aujourd’hui stockées au centre des archives féministes, à la bibliothèque universitaire de Belle-Beille.
Comme le disait Gisèle Halimi:
« Naître femme, pour ma génération, c’était faire partie de cette moitié de l’humanité qui, jusqu’à sa mort, subirait toutes les discriminations. Pour la seule raison qu’on ne naissait femme que pour le devenir. »
Cette phrase, extraite de La Cause des femmes, rappelle que l’égalité n’est pas un état naturel mais un combat culturel, politique et social - un combat qui mérite d’être raconté, expliqué, enseigné.
Nous tenons à saluer la détermination des porteurs de projet et notamment le travail et l’implication de l’université. Nous saluons le travail des universitaires angevine et angevins, avec ces apports de + de 50 ans d’études de genre, et ce malgré les attaques régulières dont elles font l'objet. C'est une fierté d'avoir à Angers des enseignements et de la recherche reconnues sur ce sujet. Alors un musée oui, nous le soutenons et l’attendons.
En parallèle, il faudra continuer de faire vivre les recherches actuelles et les combats actuels pour que les droits des femmes soient respectés…Je cite à nouveau Gisèle Halimi qui rappelait avec force :
« Les droits des femmes ne sont jamais acquis. Il faudra rester vigilantes toute notre vie. »
Cette phrase résume à elle seule l’enjeu d’un tel musée : préserver la mémoire des luttes pour mieux éclairer le présent et préparer l’avenir.
Je conclurai juste avec deux regrets. Il aura fallu attendre février 2026 pour apporter ce soutien financier de 5000€. Comme le disait précédemment ma collègue Rachel CAPRON, mieux vaut tard que jamais.
Surtout, ce soutien est insuffisant, encore plus dans le contexte financier que traverse aujourd’hui notre université.
Donnons leur les moyens réels de faire naître ce musée, pour affirmer que la lutte pour l’égalité des genres fait partie intégrante de notre histoire collective et que l’éducation à l’égalité est une responsabilité civique et municipale.
Merci.
15/ Réfection des bibliothèques - centres de documentation des écoles et des accueils de loisirs (BCD) - Mécénat d'entreprise - Convention
Intervention Rachel Capron - vote contre
Monsieur le Maire, chers collègues,
Lors de la commission Éducation de janvier, cette délibération nous a été présentée comme une simple correction technique de la délibération votée le 30 juin dernier.
Or, à la lecture attentive des documents, il apparaît qu’il ne s’agit pas d’un simple ajustement, mais bien d’une modification substantielle de la convention initiale, ce qui appelle de notre part plusieurs remarques de fond.
Premier point de vigilance : le choix du mécène.
Le mécène est la société SOCULTUR, plus connue sous l’enseigne Cultura, qui est elle-même un acteur majeur de la distribution de livres.
Lors du premier passage de cette délibération en commission, comme encore lors de la commission de janvier, il nous a été assuré que Cultura ne fournirait pas les livres destinés à alimenter les BCD concernées.
Très bien.
Mais la charte du mécénat de la Ville précise pourtant que « la Ville s’interdira de conclure une convention de mécénat susceptible d’interférer avec une procédure d’appel d’offres ».
Or cette charte éthique n’est pas annexée à la convention qui nous est soumise ce soir.
Dès lors, quelles garanties juridiques et opérationnelles avons-nous que Cultura ne répondra pas, demain, à des marchés publics pour les bibliothèques de nos écoles ?
Sur ce point, nous sommes face à un flou qui est tout sauf anodin.
Deuxième point : une convention profondément modifiée sans débat préalable.
En lisant les annexes, nous découvrons que la convention qui nous est présentée ce soir est très différente de celle que nous avons votée en juin.
À l’époque, il s’agissait d’un mécénat financier classique :
- 3 500 € pour l’achat de mobilier,
- 1 500 € pour l’achat de livres.
Aujourd’hui, apparaît une nouvelle dimension : un mécénat de compétences, qui n’a jamais été présenté, ni évoqué, ni débattu, ni en commission, ni dans la note de synthèse.
Plusieurs passages de la convention interrogent fortement.
Je cite :
« L’évaluation portera sur le partenariat tant au niveau quantitatif que qualitatif :
- quantitatif : détail des sommes allouées dépensées en corrélation avec les actions mises en place. »
De quelles « sommes allouées » parle-t-on exactement ?
De quelles « actions mises en place » s’agit-il ?
Pourquoi ces éléments n’ont-ils jamais été portés à la connaissance des élus, alors même que nous sommes appelés à autoriser cette convention ?
Troisième point, encore plus problématique : l’extension implicite du périmètre du mécénat.
La convention indique que Cultura est appelée à intervenir sur l’ensemble des projets de BCD de l’ensemble des groupes scolaires et des accueils de loisirs de la ville.
Autrement dit, on ne parle plus d’un soutien ponctuel et ciblé, mais d’une présence structurelle d’un acteur privé lucratif dans un champ qui relève du cœur du service public éducatif.
Et j’ajoute un point de méthode très préoccupant : la convention qui nous est soumise est proposée par le mécène lui-même.
On inverse ici totalement le rapport contractuel normal.
Ce n’est pas à une entreprise privée de définir les conditions de son intervention dans un service public ; c’est à la collectivité de poser son cadre, ses règles, ses limites.
Comme vous le savez, nous avons déjà exprimé à plusieurs reprises nos réserves sur le faible niveau d’encadrement prévu par la charte éthique du mécénat de la Ville.
Mais ce soir, s’y ajoute un problème supplémentaire :
- l’absence même de cette charte en annexe de la convention,
- l’introduction d’un mécénat de compétences jamais débattu,
- un flou sur les actions réellement prévues,
- et une extension du périmètre qui pose une vraie question de principe.
Pour toutes ces raisons, nous voterons contre cette délibération.
Et nous connaissons déjà, Monsieur le Maire, la teneur de votre réponse : que nous serions « contre le mécénat », que nous n’aimerions pas les entreprises privées…
Vous pourrez nous caricaturer, mais ce n’est pas la réalité.
Ce que nous demandons, c’est que les relations entre la puissance publique et les entreprises privées lucratives soient clairement encadrées, transparentes et non ambiguës.
Je vous remercie.
24/ Site de la Tournerie
Intervention Anthony Guidault
Monsieur le maire, cher.e.s collègues,
Je profite de cette délibération autour des déchets pour évoquer encore une fois le site de la tournerie.
Le travail d'un élu est d'alerter parfois et d'être tenace pour que les choses changent, c'est ce que je fais de nouveau ce soir.
En effet, au dernier conseil, M.Pabritz indiquait recevoir des fautifs pour que le phénomène de décharge sauvage s'arrête mais hélas depuis ces entrevues il y a quelques semaines des citoyens et notamment l'association River clean a listé les choses jetées :
-une centaine de pneus de vélo,
-une quarantaine de pneus de voiture,
-un essieu complet, des pare-chocs,
-des sapins de Noël,
-de l'huile déversée sur l'accès du chemin du pont de segré,
- un morceau d'un mobile home
-des déchets en tout genre, poubelles, déchets verts,,
-deux dépôt de gravats
Et enfin cerise sur le gâteau si je peux dire « plusieurs dizaines de panneaux de la commune indiquant les rues de notre belle ville où les chemins indiquant comment se promener » !!!
Hallucinant ! Cela fait des années que cela dure et pas un changement majeur … triste constat …
Donc je ne comprends pas, soit on laisse faire ou soit on se moque de nous, je ne vois pas d'autres explications …
En avez-vous une, svp ?
Merci



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